Les technologies des pièges connectés : état de l’art et position de Cap 2020

Dernière mise à jour : 16 août 2021

La maîtrise des bioagresseurs répond à deux enjeux d’une part la demande sociétale pour une diminution voire une suppression des produits de protection des cultures visant à maitriser les populations d’insectes ravageurs et d’autre part les conséquences du réchauffement climatique qui modifient le comportement des bioagresseurs (augmentation du nombre de générations par an, extension de leurs aires de présence…).


Le suivi des bioagresseurs est vaste car il concerne :

  • le monde agricole : les agriculteurs, les conseillers, les instituts techniques et de recherche agricoles pour un grand nombre de bioagresseurs sur l’ensemble des cultures,

  • la foresterie : les producteurs et les conseillers pour de nombreux ravageurs sur diverses essences d’arbres,

  • les collectivités territoriales pour le suivi des insectes nuisibles présents dans les parcs et jardins des villes.


Avec le développement des biosolutions pour protéger les cultures, le suivi très précis des insectes ravageurs prend toute son importance car les produits utilisés :

  • sont plus onéreux, comme par exemple la confusion sexuelle avec des phéromones,

  • nécessitent d’être appliqués très précisément suite au pic de vol des insectes, comme par exemple la lutte contre la pyrale du maïs avec les trichogrammes.


Pour faciliter leur suivi, différentes équipes de chercheurs et de sociétés à travers le monde ont commencé au milieu des années 2010 à développer des pièges connectés et automatiques. Grace à la détection en temps réel des pics de vol des insectes, les pièges connectés présentent différents avantages : réduction du coût et du temps de surveillance et intervention sur les parcelles à la date optimale pour protéger la culture avec la bonne dose au bon moment.

Trois technologies de comptage ont été mises au point à ce jour :

  • le capteur de comportement : détection du mouvement ou de la présence de l’insecte à l’intérieur du piège via différentes technologies (infrarouge, capacitif),

  • le capteur vision avec analyse d’images : prise d’images à un pas de temps régulier et analyse d’images via des algorithmes basés sur de l’Intelligence Artificielle,

  • le capteur de signature spectrale du battement d’aile via différentes technologie (capteur optique, sonore…).


Cap 2020 est une société pionnière dans le développement de pièges connectés pour le suivi d’insectes ravageurs. Elle est la seule à commercialiser des pièges connectés selon deux technologies de comptage et à embarquer l’ensemble des traitements de l’information au sein des pièges :

  • détection du mouvement de l’insecte : CapTrap entonnoir primé au SIVAL 2019 (médaille d’argent) et dont la déclinaison nasse adaptée à certains insectes dont la pyrale du maïs a été primée aux Culturales 2019 (médaille de bronze),

  • prise et analyse d’images : CapTrap vision primé au SIVAL 2021 (médaille d’argent). L’embarquement de l’intelligence dans le piège permet de n’envoyer que l’information utile : les comptages. Si le réseau de télécommunication le permet, l’image peut être envoyée en parallèle du comptage.


De plus, Cap 2020 maîtrise les 3 technologies puisque le prototype du piège CapTrap entonnoir actuel, qui a reçu le 1er prix au concours Agreen'Proto en 2015, fonctionnait avec un système d’analyse sonore pour reconnaitre la fréquence de battement d’ailes de la noctuelle de la tomate.

Dans le domaine de l’analyse d’image et de l’Intelligence Artificielle pour le suivi de la biodiversité, Cap 2020 est également pionnière puisqu’elle a développé pour la société De Sangosse le LIMACAPT qui est un dispositif de comptage des limaces au sol, sans fond de référence, et en temps réel. Ce dispositif a reçu un SIMA Innovation Awards de bronze en 2019.

Cap 2020 poursuit activement sa R&D pour développer d’autres pièges connectés.